Le mercredi 27/7/16, à l’occasion de notre rencontre avec le Député européen Louis-Joseph MANSCOUR, les militants écologistes et les représentants d’agriculteurs et de pêcheurs ont eu des échanges riches et sans complaisance, qui ont permis de mesurer l’ampleur de la tâche déjà accomplie et du chemin restant à parcourir pour que la quête de Justice et Vérité des antillais soit assouvie et pour que l’Etat français prennent les dispositions opportunes afin de limiter les dégâts environnementaux, sanitaires, économiques et sociaux causés par la pollution massive au chlordécone. C’est de la bouche même de Louis-Joseph MANSCOUR que nous avons entendu, non sans une certaine fierté, que « la recevabilité de notre pétition constitue une vraie avancée, car sur des milliers de pétitions qui sont introduites chaque année auprès de l’Union européenne, seule une trentaine est déclarée recevable par la Commission compétente ». Néanmoins, L-J MANSCOUR reconnaît qu’il faudra plus de solidarité et une mobilisation plus forte de la population et de l’ensemble des élus majeurs (Députés, Présidents de région, département et communautés d’agglomération, Association des Maires) pour que l’Europe accélère les investigations annoncées par la Commission des pétitions, par lettre du 24/09/15. C’est pourquoi il a été décidé, entre autre, de demander aux élus susvisés d’exprimer, par écrit, leur soutien à la pétition réclamant à l’Union européenne : -D’INTERPELLER l’Etat français sur la qualité des eaux en Guadeloupe et en Martinique -DE VÉRIFIER la pertinence des mesures mises en place pour mettre fin à la crise sanitaire provoquée par l’utilisation du chlordécone. -D’EXIGER le respect de l’obligation de traçabilité des denrées alimentaires vendues en Guadeloupe et en Martinique. -D’EXIGER de l’Etat français qu’il établisse une cartographie sincère de la contamination des sols des régions ultrapériphériques de Guadeloupe et Martinique. -DE VEILLER à ce que le taux anormalement élevé de cancers de la prostate et d’autres maladies provoquées par l’exposition au chlordécone soit effectivement pris en considération, notamment par l’instauration de mesures de dépistage systématique sur les ouvriers de la banane, sur les pêcheurs ainsi que leurs familles (ayant consommé pendant des dizaines d’années des poissons et autres denrées contaminés) et sur certaines tranches d’âge particulièrement exposées d’antillais. Nous ne manquerons pas de vous tenir informés des suites de notre combat !