A coups de spots télévisés dignes des campagnes électorales américaines, CAP EXCELLENCE nous fait miroiter un Tramway à l’horizon et une vitalité économique qui résorberaient, en un futur proche et comme une baguette magique, la morosité économique, l’exode urbaine, l’insécurité et l’insalubrité qui sévissent ici et maintenant dans l’agglomération pointoise et au centre ville.

Quant aux jeunes gens qui, fort heureusement, ne sont pas sensibles à cette mascarade politico-médiatique, c’est avec des balais et des débroussailleuses que l’on croit pouvoir acheter leurs consciences. Mais ces jeunes gens ne sont pas dupes ! Et si la nécessité les oblige à accepter ces petits jobs, c’est à l’environnement qu’ils se dévouent et non à ceux qui les sous estiment. Nul doute que ces jeunes sont plus proches des Verts et des écologistes que de ceux qui croient les manipuler.

Ce dont Pointe-à-Pitre a besoin, ce n’est pas d’une campagne de désinformation sous forme de poudre aux yeux et de contes de fée, mais d’un véritable plan de relance économique comprenant l’accessibilité, l’attractivité fiscale, la sécurité, l’optimisation foncière, la réduction des frais de fonctionnement et la participation citoyenne.

Faire croire aux pointois qu’il suffit de réélire un BANGOU à la Mairie pour que CAP EXCELLENCE nous offre un Tramway, c’est une vraie arnaque !!! Un tel investissement n’est concevable qu’à l’échelle régionale. Or le Conseiller régional, que je suis, sait que le sujet n’est pas d’actualité.

Alors pourquoi ce mensonge ? Pourquoi l’image subliminale du Tramway figure-t-elle dans la campagne télévisuelle lancée par CAP EXCELLENCE?

Pour faire oublier la triste réalité, à savoir :

-    L’inefficience du Président de CAP EXCELLENCE et Maire de Pointe-à-Pitre, Jacques BANGOU qui fait perdre aux contribuables pointois 3 millions d’euros par an que la Communauté d’agglomération devrait tirer, en vertu de l’alinéa C de l’article L4434-3 du Code Général des Collectivités Territoriales (CGCT), du produit de la Taxe spéciale Sur la Consommation (TSC, plus communément appelé, le Fonds routier) . Cette recette, ignorée par l’actuelle majorité pointoise, est, selon la loi, « affectée au financement des dépenses d'investissement et de fonctionnement des transports publics urbains et des autres services de transports publics qui, sans être entièrement à l'intérieur du périmètre de transports urbains, concourent à la desserte de l'agglomération ».
-    L’insincérité des comptes et des budgets de la ville de Pointe-à-Pitre et de ses Etablissements publics communaux. ( Caisse des Ecoles, CCAS)
-    La désertion et la paupérisation, l’insécurité et l’insalubrité urbaines.
En un mot, la décadence de Pointe-à-Pitre est maquillée à coups d’événementiels et de com.
Tout cela aux frais des contribuables pointois qui se retrouvent à payer la campagne électorale précoce du PPDG pointois.
L'approche économique et écologique est ici délaissée au profit du « vèglaj », du sensationnel. Pour notre part, la stratégie d’OXYGENE est tout autre : Demandons à toutes les catégories ce qu'elles veulent et ce qu'elles peuvent. Cessons de penser à la place des citoyens ! Les acteurs publics doivent se rapprocher des habitants et élaborer des dispositifs de proximité qui leur permettent de s'approprier la démarche vers plus de bien-être, de prospérité et de démocratie.

Le projet que nous élaborons pour la ville n’est pas le fruit d’un quelconque copier/coller, ni d’une quelconque « boîte de com ».

Nous appelons les pointois à se mobiliser pour leur ville, capitale de la Guadeloupe.

Harry DURIMEL
Conseiller Municipal de Pointe-à-Pitre
Président de l’Association OXYGENE