hdtribunalMonsieur Hans PETERSON a cru devoir interjeter appel du verdict de la Cour d’Assises de la Guadeloupe, prononcé le 25 Novembre 2011, en ces termes :

La Cour et les jurés, après avoir délibéré :

Déclarent PETERSON Hans Rudolph coupable du crime de Assassinat précédé, suivi ou accompagné d’acte de torture et de barbarie ;

En conséquence, CONDAMNENT à la majorité absolue PETERSON Han Rudolph à la peine de la réclusion criminelle à perpétuité et fixent à 22 ans, la période de sûreté ;

Ordonnent en outre, à la majorité absolue que le condamné fera l’objet d’une mesure de suivi socio judiciaire durant 15 ans comprenant l’injonction de soins et à la même majorité fixent à 5 ans la durée maximum de l’emprisonnement encouru en cas d’inobservation des obligations imposées ;
Mais la Cour d’assises d’appel de Paris devrait logiquement confirmer cet arrêt, tant les faits qui sont reprochés à Hans PETERSON sont odieux. Souvenez vous, il y a à peine un an, Aïleen, Jocelyn et Jon CORNBLEET m’avait demandé, à la veille du procès, de les assister devant la Cour d’assises de Basse-Terre.

Contents de mes services et en raison du lien affectif qui s’est tissé entre nous, la famille CORNBLEET m’a demandé d’être son avocat pour le procès en appel qui s’ouvre ce lundi 23 devant la Cour d’appel d’assises de Paris et qui est appelé à durer jusqu’au vendredi 23 Novembre.
Juste quelques lignes de rappel des faits pour que vous puissiez imaginer l’horreur de cette affaire.

Le 24 Octobre 2006, le Docteur CORNBLEET, Dermatologue, était découvert, sans vie, par sa fille, dans son cabinet, allongé sur le sol, la face contre terre, avec des traumatismes et de nombreuses plaies à l’arrière de la tête, au cou, à la poitrine et au ventre.

Les chevilles et les mains de la victime étaient ligotées et la bouche bâillonnée avec de l’adhésif. Le malheureux gisait dans une profusion de sang. La victime présentait 41 blessures profondes qui avaient même touché certains organes, et 29 superficielles sur différents endroits du corps, principalement, le thorax, l’abdomen et la tête.
Ses cils et ses sourcils avaient été brûlés au chalumeau. Des coupures importantes, jusqu’à l’os, étaient présentes au niveau des poignets et des chevilles. Le cou avait été tranché de part en part avec une scie à main.
Le médecin légiste avait constaté une accumulation de sang dans la poitrine et dans l’abdomen. De très nombreux organes étaient atteints et la cause du décès était liée à une hémorragie massive.
L’auteur des faits est Monsieur Hans PETERSON, lequel a reconnu avoir assassiné et torturé le Docteur CORNBLEET.
En effet, le 6 Août 2007, pratiquement un an, plus tard, Monsieur Hans PETERSON, qui avait fui les ÉTATS-UNIS et s’était réfugié à SAINT-MARTIN, en partie française de l’île, via la partie hollandaise, s’est présenté à la Gendarmerie de Marigot, pour se constituer prisonnier.
Placé en garde à vue, il a expliqué, avec beaucoup de détails, dans quelles circonstances il avait rencontré le Docteur CORNBLEET, comment il avait mûri, pendant 4 ans, le désir de le tuer et préparé son dessein macabre.
Il a indiqué aussi comment et pourquoi, il s’était réfugié en France. Monsieur Hans PETERSON avait, avant de se rendre à la gendarmerie, demandé un certificat de nationalité française, pour se prémunir contre toute mesure d’extradition et échapper à la sévérité de la loi américaine.

Il est manifeste, au vu du rapport d’autopsie et des propres déclarations de Monsieur PETERSON, que ce dernier n’a pas laissé la moindre chance à sa victime et lui a infligé avant qu’elle décède, des tortures incommensurables, dignes d’un véritable film d’horreur.

Le 8 Août 2007, une information a été ouverte du chef d’assassinat précédé, accompagné ou suivi de torture ou de barbarie et Monsieur PETERSON a été mis en examen de ce chef.

Par décision en date du 15 Juin 2010, le Juge d'instruction a ordonné la mise en accusation, devant la Cour d'Assises de céans, de Monsieur Hans PETERSON pour « avoir à Chicago, aux Etats-Unis d’Amérique, le 24 Octobre 2006, avec préméditation volontairement donné la mort à David CORNBLEET avec cette circonstance que les faits ont été précédé, suivi, ou accompagné un autre crime, en l’espèce des actes de torture ou de barbarie

(Pièce n°1: Ordonnance de mise en accusation devant la Cour d'Assises)

Les manœuvres employés par Monsieur Hans PETERSON pour faire constater par la Cour d’Assises l’abolition de son discernement au moment des faits n’ont pas prospéré.

La Cour d’Assises de la Guadeloupe a su déjouer son stratagème, l’a reconnu coupable des faits reprochés et l’a condamné en conséquence.

La famille CORNBLEET espère que la Cour d’Assises de Paris, statuant en appel, en fera de même.