Bonjour, Voici le texte d'une déclaration que j'ai rédigée pour exprimer une certaine solidarité avec le Conseil Syndical du SICTOM dans la crise qui l'oppose à la Préfecture depuis quelques jours, mais surtout pour marquer ma différence et dénoncer les connivences qui ont cours dans ce secteur crucial, au grand dam de l'intérêt général.

Aucun des acteurs de ce secteur, qu'il s'agisse de l'Etat, du Conseil Général, les communes au sein du SICTOM et le SICTOM lui même, ne semble prendre l'exacte mesure des enjeux de ce secteur et s'enlisent dans une confrontation stérile dictée par l'urgence et, en filigrane, la pression des lobbys et d'une "main invisible".

Alors que l'échec et la résiliation de la DSP (délégation de service public) confiée à URBASSER et sa filiale VALORGABAR pourraient ouvrir la voie à un nouveau départ en matière de politique des déchets, on assiste à un branle bas qui se limite à la course aux Fonds FEDER, les petits arrangements entre copains,la répartition de "l'Or dur" entre les grands groupes, sur fond de chauvinisme franco français et d'intérêts particuliers...

Ultra minoritaire au sein du Comité syndical, j'ai souvent eu du mal à faire entendre les solutions alternatives à l'incinération et une autre conception des déchets comme "matières premières secondaires" à valoriser.

Mais un vent de déception généralisé semble souffler sur le Conseil Syndical, au point que certains élus songent à voter une motion de défiance à l'encontre du Président RINÇON qui paraît disqualifié aux yeux de l'Etat. Il semblerait même que les arrêtés récents pris par le Préfet trouvent leur cause déterminante dans le constat par l'Etat que le capitaine du navire n'est pas à la hauteur...

Dans un tel contexte, et sans la moindre ambition personnelle, je tiens,comme toujours, à faire entendre ma différence, car je ne me sens nullement responsable du naufrage en cours.



Je sens venir la reprise en mains par l'Etat de la politique des déchets en Guadeloupe et je crains que les récentes gesticulations de certains élus locaux ne suffisent pas à renouer la confiance nécessaire entre tous les partenaires de ce dossier hypersensible.

Après ce coup là, on comprendra bien en Guadeloupe que le copinage n'est pas toujours fécond en matière de politiques publiques.

Je me tiens à votre disposition pour plus amples discussions.

Cordialement, Harry J DURIMEL