Citoyens du Monde, défenseurs de la Planète et de l’Homme, nous ne nous laisserons jamais enfermer dans aucune forme d’ostracisme. La mondialisation a remis en question les termes classiques du débat sur l’émancipation des peuples. La place de l’Etat même est remise en question par les flux financiers et la porosité des frontières.

Alors pourquoi s’arc bouter au marxisme léninisme, au nationalisme et se replier sur soi ?

Il est, certes, évident que diriger, de façon jacobine, à 8000km, des territoires qui ont été marqués par l’esclavage et la colonisation, c’est une gageure, un défi.

Mais l’isolationnisme, l’Etat-Nation, n’est pas la solution à tous nos maux, comme certains veulent le faire croire. L’exemple de petites nations de la Caraïbe, qui ont acquis leur indépendance comme une mesure d’économie pour leurs anciens colonisateurs, est là pour nous éclairer.

De la dépendance envers une métropole, ils sont passés à la soumission aux impitoyables lois du marché, et à l’impérialisme chinois, américain, européen,… .

C’est pour cela qu’il faut, de façon régulière, cyclique, réviser la manière dont nos régions sont gouvernées, rechercher la meilleure manière de faire fonctionner l’ensemble intercontinental que nous formons entre l’Afrique, notre terre d’origine pour la plupart, les Amériques, la Caraïbe, où nous avons réimplantés nos racines, et l’Europe qui nous chante et nous hante, plus qu’elle ne nous parle, sans toujours tenir ses promesses.

- Le Lyannaj auquel nous avons adhéré, et auquel nous croyons encore, c’est le rassemblement de tous ceux qui s’insurgent contre les injustices sociales, économiques, et les atteintes à la liberté, en un mot : la Pwofitasyon.

Nous avons toujours refusé de voter le retrait de Verts Guadeloupe du LKP, car nous continuons à croire en ce concept, l’esprit lyannaj, le plus large rassemblement, sans stigmatiser, ni terroriser quiconque.

Et nous ne doutons nullement de la vivacité de l’esprit LKP dans la population, qui elle, a toujours gardé raison et ne s’est jamais laissé aveugler par l’idéologisme.

Le LKP, tel qu’il s’est défini en 2009 au plus fort de la mobilisation, et comme vous le rappelez fidèlement dans votre article, n’est pas mort.

Ce sont ceux qui ont tenté de l’instrumentaliser, qui sont morts dans leurs films.

Harry Jawad DURIMEL
Porte Parole des Verts Guadeloupe

Pour ceux qui le souhaitent, je vous mets le lien vers l'article (cliquez sur le texte)