Agé de 52 ans, Avocat, membre fondateur de la section régionale des Verts en GUADELOUPE, fidèle à mon idéal et à mon parti, j’ai participé à tous les scrutins, avec des résultats en croissance constante. Récemment élu conseiller municipal de Pointe-à-Pitre, j’anime, au sein de cette municipalité, la commission environnement et l’élaboration d’un Agenda 21.
Lors de l’élection des députés européens de 2004, la liste des VERTS que j’ai conduite a réalisé un score historique.
Récemment impliqué, avec les Verts, dans le mouvement social « Lyannaj kont Pwofitasyon » qui s’est répandu en Martinique et à la Réunion, je prends toute la mesure des attentes de la population et de son désenchantement envers ses élus.

Mais quoi que l’on dise, nous ne pouvons faire l’impasse sur des élections de représentants au sein d’une institution comme le Parlement européen, qui élabore l’essentiel des normes régentant nos vies.
Aujourd’hui, la séparation entre l’analyse politique interne et l’analyse politique externe n’est plus possible : les frontières sont transcendées par des flux et des réseaux d’acteurs qui ont une portée transnationale.
Les espaces politiques locaux, nationaux, régionaux ou globaux s’entremêlent.

L’Union Européenne entretient avec nos voisins, pays ACP, des relations qui ne concordent pas toujours avec nos intérêts. Mais elle nous incite aussi à nous intégrer dans nos zones géographiques respectives, afin de chercher à créer des espaces économiques plus compétitifs et viables, pour entraîner un développement général de nos régions, en dépit de leur diversité culturelle, ethnique, linguistique et de la disparité des niveaux de vie de leurs populations.
Dans son « Livre Vert » sur ses « relations avec les pays ACP à l’aube du XXI ème siècle », la Commission Européenne reconnaît explicitement cette perspective d’intégration régionale.

Titulaire d’un Master en « Relations internationales et Politiques comparées », j’ai rédigé un mémoire sur une analyse comparative de la coopération européenne et de la coopération américaine dans la Caraïbe j’ai étudié de façon approfondi les outils que l’Union européenne met à la portée de ses RUP pour accroître, par la coopération, le champs de nos investissements.

Compte tenu de l’exiguïté de nos territoires et de notre éloignement des métropoles européennes, c’est dans nos régions naturelles que nous allons pouvoir étendre nos débouchés et pratiquer des économies d’échelle.

L’Union Européenne, consciente des handicaps des Régions Ultrapériphériques (RUP), a mis en oeuvre des mesures spécifiques, qu’il s’agisse de politique agricole commune, de la pêche, de la politique fiscale, de la politique douanière, de l’environnement, de l’énergie, de la recherche, des transports, des nouvelles technologies de l’information et de la communication, et de la coopération régionale.

Aujourd’hui, par-delà la manne financière qu’elle évoque, l’intégration des RUP à l’Europe soulève de multiples questions portant, notamment, sur son opportunité même, sur les voies et moyens du développement économique, sur la reconnaissance de nos spécificités, sur les conséquences de la mondialisation libérale …etc.

Nos régions d’outre-mer, autrefois présentées comme des zones de pauvreté, des danseuses de la République, permettent aujourd’hui à la France de s’afficher au 1er rang des pays d’Europe pour sa biodiversité, biodiversité qu’elle emprunte, à plus de 80%, à l’Outre-Mer.

Il est de notre devoir, nous écologistes, de prendre le flambeau pour exiger une nouvelle gouvernance, au plan local comme national , afin que les erreurs du passé, qui nous ont rivés dans la dépendance et le mal développement, ne nous privent pas de l’influence incontournable que nous pouvons avoir dans la mise en oeuvre de la stratégie de développement durable qui se met progressivement en place, à l’échelle nationale, européenne, caribéenne et planétaire.

La Fédération de Régions autonomes d’Europe, pour laquelle nous militons, laissera toute latitude à l’affirmation de nos identités.