La mauvaise gestion des divers lieux, Pavillon de la ville (superbe écrin vide qui ne reçoit qu' une petite exposition consacrée aux Miss de France et de Guadeloupe), Centre des Arts, Remy Nainsouta, médiathèques et bibliothèques, Centre des Métiers d'Art, les programmations confuses, souvent non respectées ou ultra-confidentielles, la disparition du Salon du Livre, ainsi que l'absence d'un véritable Conseil professionnel en matière de Culture, ne donne pas une qualité de vie culturelle satisfaisante.

Il n'y a aucune prise en compte de la double dimension sociale (les habitants, les publics) et territoriale (les zones défavorisées, les relations entre les quartiers et l'ensemble de la ville).

Les initiatives entreprises, telle celle de la transformation de Darboussier, haut site économique, historique, social, sportif et culturel, en cité dortoir est une insulte à la population de la Guadeloupe et de Pointe-à-Pitre, à tous ceux qui ont pour beaucoup donné leur vie et leurs enfants à l'usine et à la vie de la cité. Illustration parfaite également du mépris accordé aux artistes de cette ville et du pays Guadeloupe par les instances en place, qui ne leur accordent qu'un instant de répit "pour faire vivre le lieu une dernière fois", big "teuf" à Darboussier, trois petits jours et puis plus rien. De toute façon, les artistes plasticiens n'ayant pas de lieu d'exposition et d'expression digne de ce nom, il fallait bien calmer le jeu et leur faire prendre l'air...Et c'est comme ça tout le temps.

Qu'en est-il d'un Fonds Régional d'Art Contemporain ou d'un Fonds Municipal d'Art Contemporain à Pointe-à- Pitre ? Où sont toutes les oeuvres acquises ou reçues par la ville ? perdues? volées? inventoriées ou pas ?

Nous avons plein de bâtiments vides et de dents creuses dans la ville, pourquoi rien n'est possible dès que nous voulons parler de rapports nouveaux entre l'art, la société et la ville? Pourquoi tant de manquements en matière de communication, information et formation dans le domaine culturel pourtant si cher à la bonne santé de la cité. A quand la mutualisation des outils culturels avec une Vraie offre culturelle à la portée du citoyen de Pointe-à-Pitre, du visiteur d'ici ou d'ailleurs ?

Laurence, une amie de la Pointe