Nous avons le devoir d’alerter la population quant aux dangers de l’incinérateur et son inefficacité.
La GUADELOUPE croule sous une masse croissante de déchets.
L’incinération parvient peut-être à écarter de notre vue le problème des déchets, mais elle ne l’écarte pas de nos poumons, de notre environnement, ni de la chaîne alimentaire. L’incinération provoque plus de problèmes qu’elle ne prétend en résoudre. Il est difficile de se retrouver dans le discours sécurisant des autorités publiques sur la conformité de ces incinérateurs. 100% des incinérateurs sont polluants au sens légitime du terme.
L’Etat fixe des normes légales, qui sont plus le reflet de la faisabilité, que de la quantité tolérable dans l’environnement. Effectivement, en ce qui concerne les métaux lourds et les polluants organiques persistants comme les dioxines, il n’y a pas de quantité tolérable, puisque ces composés ont le pouvoir de s’accumuler dans l’environnement et dans les tissus corporels. Autrement dit, la fumée qui s’échappe des incinérateurs, quelle que soit la norme appliquée et quand bien même elle est composée majoritairement de vapeur d’eau et de gaz carbonique, ne peut être qualifiée autrement que de toxique.

En outre, l’incinération ne ferme pas le cycle de la matière. Elle n’apporte donc rien à la recherche d’un « développement durable ». Elle produit un ensemble de déchets toxiques (émission atmosphérique, mâchefers , cendres,des réfioms, rejet liquide), représentant plus d’un tiers du poids des déchets non toxiques qu’on lui confie.
On est donc en droit de conclure que si l’incinération a une justification, ce n’est pas dans la politique de prévention et de précaution du développement durable qu’il faut la chercher. Ceux, qui font la promotion des incinérateurs, le font par intérêt financier, ignorance, irresponsabilité ou lâcheté politique.
Le tri particulier ou industriel et la réduction à la source des déchets sont des priorités à mettre en place.
Les études épidémiologiques, officielles et officieuses, s’accumulent, relevant à proximité des incinérateurs pour les unes des taux de cancers anormaux, pour les autres une augmentation des malformations congénitales.
D’après André Picot, Directeur de l’unité de recherche sur la prévention du risque chimique au Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS), « après les scandales de l’AMIANTE, du SANG CONTAMINE, de la VACHE FOLLE, des POULETS A LA DIOXINE, celui des INCINERATEURS semble s’organiser actuellement sous nos yeux de la même manière”.
Après avoir laissé contaminer notre eau et nos sols par le chlordécone, certains vont-ils se rendre encore complices de la pollution de notre air et du peu qui nous reste par la dioxine, le plomb, les mâchefers et les divers gaz toxiques que produisent les incinérateurs ?
Et après tout, qui paiera l’élimination des déchets, qui subira les nuisances ? Les habitants bien sûr. Pourquoi donc ne pas leur demander leur avis, par référendum comme la loi le permet maintenant ?