OXYGENE - Blog d'Harry Durimel

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Je souhaite que ce Blog soit un véritable lieu d'échange entre vous et moi. Alors n'hésitez pas à participer.

mercredi 13 janvier 2016

Interview d'un cubain à Cuba par Harry J. DURIMEL

Mes chers amis, Comme promis, je publie ci-après l'interview d'un cubain que j'ai réalisée à La Havane, le 3 janvier 2016. Mieux que mon témoignage, ces propos émanant d'un cubain, que j'ai simplement traduits et dont je détiens la version audio originale, permettront à chacun de se faire une certaine idée. LA HAVANE, le 3 janvier 2016 Marcelino va se présenter : Je m’appelle Marcelino. Je suis né ici à CUBA, mais je viens de la SIERA MAESTRA et je vis ici à la HAVANE depuis plus de 51 ans. Je suis venu ici comme étudiant et j’ai fini comme Ingénieur. Telle est ma petite histoire ici. Question : Je vois que tu es un Ingénieur qualifié. Parle nous de ta vie professionnelle. Réponse : J’ai été diplômé en 1979. J’ai travaillé pendant 30 années pour le Gouvernement, mais depuis quelque temps, en raison des changements économiques et puisque les cubains ont la possibilité d’exercer un emploi de ce qu’ils peuvent faire, j’ai vu l’opportunité pour moi d’exercer ce métier de taxi. Question : Je voudrais te poser une autre question. CUBA semble à la fois riche et pauvre. Que peux-tu me dire à ce sujet ? Que dirais-tu ? CUBA est riche ou pauvre ? Réponse : Selon moi, en tant que cubain, je dirai que CUBA c’est le plus riche des pays (il dit cela en rigolant) ; mais laisse moi te dire : Il y a aux Nations Unies ce que l’on appelle l’indice de développement humain. Parmi toutes les nations qui composent l’ONU, CUBA occupe la 15ème place du point de vue de l’indice de développement humain, sans l’économie. Mais quand on y inclut l’économie, nous descendons à la 52ème place. Pour tout ce qui dépend du gouvernement (services publics) et du social, on peut dire que nous y arrivons ; mais lorsqu’on inclut l’économie et que nous ne pouvons pas accéder à toutes les ressources existantes, là, le gouvernement ne rencontre pas toutes les possibilités pour faire ce qu’il y a à faire (du point de vue économique). Par exemple, quand tu prends l’éducation, la santé, il y a un certain nombre de choses qui sont ici gratuites. Par exemple, du point de vue alimentaire, grâce au carnet, « la tarjeta », comme on l’appelle, le gouvernement garantit un minimum vital à tous les cubains. Certes, ce n’est pas assez, mais au moins il y a un minimum pour lequel les gens n’ont pas à se soucier. C’est vrai que les gens se font leur opinion au sujet de cette situation, sans savoir et sans avoir vu, mais lorsque tu viens à CUBA, tu as la possibilité de voir comment nous vivons et ce que nous voulons. Question : Tu me dis que tout le monde mange, tout le monde a droit à l’éducation, à la santé à CUBA ? Réponse : Au moins le gouvernement assure à chacun de quoi manger pendant au moins deux semaines, même sans travailler. J’insiste pour dire que ce n’est pas assez pour vivre toujours, mais au moins, pendant deux semaines tu es sûr de manger sans faire d’effort. Question : Penses-tu que le socialisme a fait du bien ou du mal à CUBA ? Réponse : Je te réponds que l’une des meilleures choses qui aurait pu arriver à CUBA c’est le socialisme. Mais, comme toute chose dans le monde, il y a des changements qui se produisent et, à tout moment, tu dois adapter ta situation à l’évolution des choses. En effet, aujourd’hui, le socialisme à CUBA n’est pas le même qu’en 1961/1962 quand tout a commencé. Lors du dernier congrès du parti communiste, la population a été consultée et elle a dit qu’est-ce-qu’elle voudrait, comment elle voudrait que le communisme évolue et un document a été élaboré qui s’appelle « L’INAMIENTOS DE COMMUNISMO », les ajustements du communisme, les adaptations du communisme à l’évolution du monde. Question : Mes fils qui vivent à LOS ANGELES m’ont dit qu’un de leurs amis qui revenait de CUBA a dit que les cubains n’aiment pas CHE GUEVARA parce qu’il aurait fait du tort à CUBA et moi-même un taximan m’a dit que le problème de CUBA ce n’est pas l’embargo, le problème de CUBA c’est CASTRO. Qu’en penses-tu ? Réponse : Je ne sais pas d’où vient cette opinion, mais les gens ici à CUBA, dans leur grande majorité, aiment et considèrent Che GUEVARA, la dignité de Che GUEVARA, la lutte de Che GUEVARA. Oui, les gens aiment l’humanisme de Che GUEVARA, son combat contre le capitalisme et contre l’impérialisme ; comment Che GUEVARA a lutté pour renverser l’ancien gouvernement de BATISTA ; l’ancien gouvernement de BATISTA, commandé par BATISTA, en fait commandé par les Etats-Unis. Oui c’était les américains, les divers gouvernements américains qui étaient les maîtres ici à CUBA sous BATISTA. Quand Fidel CASTRO a informé Che GUEVARA et l’a invité à venir ici à CUBA combattre ce système, oui il est venu ici à CUBA ; Quand Che GUEVARA a su que Fidel CASTRO organisait des gens pour aller se battre à CUBA, Fidel CASTRO l’a invité à venir à CUBA et il est venu avec lui et il a fait de son mieux à CUBA et lorsque Che GUEVARA est mort en BOLIVIE, lors d’un de ses discours, Fidel a dit que ce qu’il voudrait, le modèle, ce qu’on l’on souhaiterait pour nos enfants c’est qu’ils soient comme Che GUEVARA, c’est-à-dire qu’ils soient anti-impérialistes et qu’ils puissent combattre comme Che GUEVARA a combattu ici, à CUBA. Question : Donc tu penses que ceux qui disent que les cubains n’aiment pas Che GUEVARA ce sont des détracteurs, ce sont les américains qui le disent et le répandent aux Etats-Unis pour déstabiliser CUBA ? Réponse : Oui, je le pense. Et maintenant que Che GUEVARA est décédé, il est un exemple, il est un modèle pour tous les progressistes dans le monde. D’ailleurs, c’est la photo la plus exposée, la plus publiée à travers le monde depuis l’histoire de l’humanité. Cette photo que tu as vue sur la Place de la Révolution est la photo la plus publiée, la plus répandue dans le monde, c’est celle de CHE GUEVARA et beaucoup d’endroits portent le nom de Che GUEVARA, beaucoup d’édifices, beaucoup de rues, beaucoup de choses portent le nom de Che GUEVARA. Donc si les gens à CUBA n’aimaient pas Che GUEVARA, je ne pense pas qu’il en serait ainsi ! Question : En raison de l’évolution des relations avec les Etats-Unis, le rapprochement qui est en cours, n’as-tu pas peur que cela soit une menace pour le socialisme et la révolution telle qu’elle est en cours à CUBA Réponse : L’objectif, l’obsession des américains a toujours été de détruire la révolution cubaine, de prendre le pouvoir et de dominer, non seulement CUBA, mais toute l’Amérique. Et d’ailleurs, James MONROE a dit, en 1920, « l’Amérique pour les américains », mais lorsqu’il disait « l’Amérique pour les américains », c’était l’Europe pour les Européens, l’Amérique pour l’Amérique du Nord ou encore pour les Etats-Unis. Et à l’époque de James MONROE, Fidel CASTRO n’était même pas né. Donc, la position des américains ce n’est pas seulement du fait de Fidel CASTRO, ils ont toujours voulu prendre CUBA, dominer CUBA. C’est parce qu’ils n’ont pas réussi tout au long de ces dernières années à défaire la révolution et à dominer CUBA qu’aujourd’hui, subtilement, ils essayent de contrôler, de mener les citoyens. Mais qu’ils sachent que le peuple cubain est prêt à résister et prêt pour la bataille s’il en est besoin dans l’avenir proche. Question : Pensez-vous que les cubains veulent revenir à l’époque BATISTA ou encore à l’époque pré-révolutionnaire ? Réponse : NON ! Définitivement NON ! Ce qui se passe ici, c’est ce qui se passe toujours dans toutes les civilisations. Tu veux toujours ce que tu n’as pas. Il y a une différence d’approche entre, d’une part, les gens qui ont connu la situation d’avant la révolution et qui chérissent ce qu’ils ont obtenu grâce à la révolution et, d’autre part, comparé à ceux qui n’ont pas connu la période d’avant la révolution et qui ne peuvent comparer les améliorations apportées par la révolution. Mais moi je te dis que le gouvernement est conscient de la situation et sait ce qu’il faut faire et ce qui manque pour améliorer chaque jour la situation des cubains. Si l’embargo est levé, définitivement, la situation des cubains va s’améliorer. Aujourd’hui, à cause de l’embargo, nous ne pouvons pas utiliser l’argent américain pour aucune transaction et toutes les institutions qui sont dominées par les américains comme le Fonds Monétaire International n’ont pas le droit de prêter à Cuba. Tu te rends compte, avec la loi HELMS BURTON, aucun navire qui a accosté dans un port cubain n’a le droit de rentrer aux Etats-Unis avant six mois. Tu te rends compte ? Par exemple si tu as un outil ou un équipement et que cet équipement comprend, ne serait-ce que seulement 10 % de pièces détachées d’Amérique du Nord, tu ne peux pas te procurer cet équipement aux Etats-Unis. Mais si cette interdiction cesse, si les cubains peuvent se procurer tout ce qu’il leur faut pour améliorer leurs équipements sur le marché américain, assurément, les choses iront mieux à CUBA. Mais j’insiste. L’objectif des gouvernements américains, c’est d’avoir CUBA. S’il le faut, CUBA sans les cubains. Question : Tu as dit qu’il faut quand même des changements. Quels sont les changements qui sont souhaitables sans que CUBA perde son identité et son patriotisme ? Réponse : La volonté de changement vient de la population cubaine. Les changements souhaités émanent des cubains, parce que lorsque Raoul (CASTRO) a pris la présidence ici à CUBA, il a fait un discours à SIERRO DE AVILA, et ce discours tout le monde à CUBA l’a écouté. Et à partir de ce discours, il y a eu des débats pour que chacun donne son avis à travers le parti communiste sur ce que Raoul avait dit et quels étaient les changements souhaités par la population. Et lors des débats qui ont suivi ce discours, plus de 1200 avis de la population ont été recueillis. Ces différentes opinions ont été regroupées par secteur ; par exemple sur la santé, sur l’éducation, sur la gouvernance, ainsi que sur toutes les structures gouvernementales. Par la suite, il a été demandé à chaque ministère de dire comment il allait appliquer la volonté de changement de la population. Quelles adaptations qu’il allait mettre en œuvre pour répondre aux attentes exprimées par la population dans ces 1200 avis ? Et c’est de là que se situe la source des changements entrepris par Raoul à CUBA. Et dans le cadre des différents congrès du parti communiste, il a été décidé de mettre en œuvre, d’appliquer les idées exprimées par la population à travers cette consultation populaire. Question : Selon toi, ce n’est pas la dictature que l’on dit ? Réponse : Je ne sais pas ce que l’on dit ; je ne sais pas de quelle dictature il s’agit. Mais parlons de dictature. Fidel CASTRO et son groupe ont attaqué la caserne MONCADA pour la première fois en 1953. Plus précisément, Fidel CASTRO et son groupe ont attaqué la caserne MONCADA le 23 juillet 1953. Ils ont perdu cette bataille, mais pas la guerre. Ce n’était que la préparation de la guerre elle-même. Par la suite, Fidel est reparti au Mexique et il a préparé la guerre à partir du Mexique. Puis, il est revenu avec ses troupes en 1956 et a commencé à combattre dans la SIERRA MAESTRA. Par la suite, 5 ans, 5 mois et 5 jours après la première attaque de la caserne MONCADA, Fidel a gagné cette guerre. Donc, s’il n’avait pas le soutien populaire, assurément il n’aurait pas gagné cette guerre. C’est qu’il avait le soutien de la majorité pour réussir ce combat. Aussi, pour te répondre, je te dirai donc que Fidel avait le soutien de la majorité de la population, ici, à CUBA, pour ce qu’il a fait à CUBA. Donc, dans la révolution, le mot fort c’est la solidarité. De ce point de vue, quand on voit ce que CUBA a fait, quand on voit la solidarité qui est mise en œuvre ici à CUBA, on peut dire que la situation aujourd’hui à CUBA est, en grande partie, 99,9 %, à cause des pratiques des gouvernements américains. S’ils ne sont pas d’accord avec moi qu’ils lèvent l’embargo, qu’ils lèvent le blocus et on verra, 10 ans plus tard, comment CUBA sera. Question : N’as-tu pas peur qu’avec l’ouverture au reste du monde que les cubains vont perdre cet esprit de solidarité, cette fierté, ce patriotisme qui les caractérisent ; N’as-tu pas peur que CUBA devienne comme toutes les autres nations et que CUBA ne serait plus CUBA ? Réponse : Non. Je ne pense pas, car s’il y a une évolution économique et si économiquement CUBA va mieux, les gens vivront mieux et je pense que tout ira mieux et les cubains aimeront encore plus CUBA. Dernière question : As-tu quelque chose que tu aurais aimé dire au monde, un message que tu voudrais faire passer ? Réponse : Oui. Je voudrais dire aux gens qui entendent parler de CUBA, qui entendent dire des choses de CUBA, qu’ils viennent eux-mêmes pour voir, au moins une fois, car il est mieux de voir pour soi-même, au moins une fois, que d’entendre des milliers de fois des choses qui ne correspondent pas à la réalité. Alors, je les invite solennellement à venir ici à CUBA pour voir de leurs propres yeux.

dimanche 5 juillet 2015

Lajan ka koupé fè, min pèp ka koupé lajan (Traduction littérale : L’argent coupe le fer mais le peuple coupe l’argent)

Mes chers amis, Probablement insomniaque ou anxieux à quelques heures de mon départ pour Pointe-à-Pitre de Paris, j'ai écrit dans la nuit un article sur le sens et la portée, pour nous "euro-caribéens", du "NON" des grecs au referendum de ce 5/7/15. Je vous le laisse lire et m'expose à vos commentaires, enrichissants, j'espère. Le NON des grecs au référendum doit résonner ici et dans toute la Caraïbe Lajan ka koupé fè, min pèp ka koupé lajan (Traduction littérale : L’argent coupe le fer mais le peuple coupe l’argent) Le « NON » des Grecs sonne le glas d’une politique libérale exacerbée pratiquée par l’Union européenne, sous l’impulsion des lobbys, que j’ai toujours critiquée, tout particulièrement à l’occasion des campagnes aux élections européennes. Ce « NON » augure d’un sursaut des peuples, qui semblaient résignés et fatalistes. C’est, selon moi, l’expression d’une forme de résistance populaire à l’usurpation du pouvoir par les technocrates, au détriment des représentants élus. L’attitude des représentants de ce qu’il est convenu d’appeler la « Troïka » (Commission européenne - CE, Fonds monétaire internationale - FMI, Banque centrale européenne – BCE) envers le 1er Ministre grec est symptomatique du déni démocratique auquel on assiste, sous la toute puissante influence de l’argent. « Lajan ka koupé fè », dit-on en créole Le mot "Démocratie" vient du grec "démokratia" signifiant "gouvernement populaire", composé du grec "demos", le peuple "qui habite la cité", et du grec "kratos", celui qui est fort, puissant, au sens de celui qui est "capable de gouverner". Mais la foi aveugle et sourde en l’argent, finit par faire croire que la « démocratie » serait un concept creux et dépassé, voire même une arnaque consistant à faire croire au peuple que c’est lui qui gouverne, alors qu’en réalité, le pouvoir est exercée par une oligarchie dont le centre névralgique est sis entre London, New York et Bruxelles. Déçu, dépité et désenchanté, le peuple finit par se réfugier dans l’individualisme, le désintérêt pour les associations, les syndicats, les partis politiques, et choisit l’abstention. C’est ainsi que la désaffection pour les organes traditionnels d’intégration, qui concouraient à la cohésion sociale, génère une violence sociétale. L’émergence de partis politique comme « Podemos » en Espagne, « Syriza » en Grèce et l’explosion de joie qui y a suivi la victoire du NON au referendum de ce dimanche 5 juillet 2015 doivent éclairer la conscience des guadeloupéens et de tous les caribéens. Tout peuple conscient et mobilisé peut faire ce que les grecs ont fait, en bravant les pressions en tout genre exercées sur eux pour les faire voter « OUI » et désavouer le 1er Ministre qu’ils venaient eux mêmes de porter au pouvoir. La plupart des pays de la Caraïbe et d’Amérique du sud ont eu à subir et subissent encore ces programmes d’austérité, faits de réduction de l’action publique au profit de sociétés multinationales privées, de suppression de leurs barrières douanières, de déréglementation… A l’égard de ces pays du sud, le FMI, les Banques internationales et les diverses institutions financières de l’hémisphère nord, ont mis en œuvre depuis tantôt, dans l’indifférence des médias internationaux, les fameux Plans d’Ajustement Structurel (P.A.S) qui ont asphyxié ces petits Etats de la Caraïbe et creusé le fossé existant entre les classes sociales, les riches devenant plus riches que jamais, et les pauvres plus pauvres. Habitués à souffrir en silence, les peuples de la Caraïbe ont serré les dents, mais ont continué à croire dans le jeu démocratique. Les visiteurs sont épatés par la passion et l’engagement que suscitent encore, malgré la pauvreté, les élections en Dominique, en Haïti, en Jamaïque, par exemple. Mais le jeu politique est enfermé dans une foi commune dans le libéralisme, imposée par « les créanciers » internationaux de ces Etats souverains. Nul, dans la Caraïbe au sens large, à l’exclusion de Castro à Cuba, Bishop en Grenade et Chavez au Venezuela, sauf oubli de ma part, n’a osé opposer un autre modèle économique, qui substituerait à la recherche effrénée de croissance, un partage équitable du travail et des richesses, une aspiration à la santé et au bien être, dans un environnement sain. Puisse le « NON » exprimé haut et fort en Grèce raisonner dans les esprits et les consciences de tous les peuples et dirigeants de la Caraïbe (Guadeloupe, Martinique et Guyane incluses), comme un rappel des fondements de la démocratie, c’est-à-dire le pouvoir du peuple par le peuple et pour le peuple. Cela veut aussi dire que le peuple ne doit jamais se résigner, jamais renoncer à exercer ce pouvoir, sous peine de laisser les intérêts privés vaincre l’intérêt général. Moi, j’entends le NON des grecs aussi comme un « NON » à la passivité, à la résignation et à l’ABSTENTION, un mal qui altère le jeu démocratique dans nos contrées et verrouille la scène politique. Je vois aussi dans ce « NON », une chance pour l’écologie politique de s’affirmer, et de promouvoir l’économie sociale et solidaire, comme une alternative au libéral productivisme. Harry J. DURIMEL Porte-Parole de Caraïbe Ecologie – Les Verts

mercredi 5 mars 2014

Commentaire d'une pointoise

PETIT COMMENTAIRE D'UNE POINTOISE QUI M'A ENVOYE CES PHOTOS PAR LA POSTE MAIS EN ANONYME : Pendant que les médias et les sondages de complaisance s'efforcent de nous faire croire que Pointe-à-Pitre serait une belle ville, bien gouvernée par l'un des meilleurs Maires de la planète, les citoyens pointois en ont une toute autre opinion, eux qui vivent au quotidien l'insalubrité et l'insécurité. Pour preuves, nous publions ici des photos qu'une citoyenne anonyme demeurant à la cité Chanzy à Pointe-à-Pitre nous a envoyé pour illustrer son cadre de vie dans cette ville d'Art et d'Histoire... Voilà le commentaire de cette pointoise: "A l'heure où nous parlons d'épidémie de dengue et de chikungunya, ceci est l'entrée de la cité Chanzy, côté BNP tour Sécid, sans oublier l'odeur" A bon entendeur, salut. Harry DURIMEL

lundi 17 février 2014

Déclaration 2008 des nouveaux alliés de Jacques BANGOU

Ce que pense les alliés du Maire sortant de Pointe à PitreLisez les déclarations d'Eric DOMICHARD ou d'Alain SOREZE. C'est stupéfiant !!

mardi 11 février 2014

Politique énergétique de la Guadeloupe

« 100% ENR : la Guadeloupe a choisi » – La politique énergétique de la Guadeloupe à l’honneur sur France-Culture...

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En visite à Marrakech, inauguration d'un prototype conçu par un ingénieur guadeloupéen

 

Je suis actuellement à Marrakech, au MAROC, où j’accompagne Mme BOREL-LINCERTAIN et M. Jocelyn MIRRE à l’inauguration d’un prototype conçu par un ingénieur guadeloupéen, Nicolas UGOLIN.

Inutile de vous dire combien je suis émerveillé par ce projet exemplaire, qui devrait contribuer à la réduction de la dépendance de la Guadeloupe aux énergies fossiles. Comme le reconnaît la presse nationale, pour une fois, la Guadeloupe est à l’avant garde en matière de transition énergétique. Et c’est ce dynamisme de la politique énergétique que j’anime, en ma qualité de Président de la Commission régionale des énergies, qui a conduit la Région Aquitaine à nous inviter ce vendredi 14/2/14, à Bordeaux, pour partager notre expérience en la matière.

Retour au pays samedi, pour poursuivre la campagne des élections municipales.

Pour en savoir plus sur ce procédé révolutionnaire, lisez la suite de cet article et regardez le reportage réalisé par une équipe de CANAL 10, jeudi13/2...

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samedi 7 décembre 2013

Nelson MANDELA s'en est allé, mais son inspiration vivra en moi pour toujours!

J’étais dans l’avion, de retour du Congrès des Verts à Caen, quand la nouvelle de la mort de Mandela a été rendue publique.

Le 5/12 même au soir, pendant la réunion de notre association OPAP (Oxygène pour Pointe-à-Pitre), nous avons marqué une minute de silence en hommage à ce grand Homme.

Plutôt que de publier un communiqué, comme l’ont fait certains pour tenter vainement de récupérer un peu de son aura dans une démarche politicienne de bas étage, nous nous sommes inclinés spirituellement, dans la discrétion et le recueillement, face à l’œuvre et la mémoire de Nelson MANDELA.

A titre personnel, je peux affirmer que mon engagement et mon tempérament de militant portent indubitablement l’empreinte de Nelson MANDELA.

L’admiration que les gens de ma génération lui ont vouée, pendant et après son incarcération, est indélébile.

Je garderai à jamais, de ce Frère et Confrère Avocat et Militant des Droits de l’Homme, cette leçon, entre autres: Ne jamais dévier de son idéal. Oui au compromis, Non à la compromission ! Quand on a une conviction et qu’elle est juste et légitime, elle finit toujours par prospérer. J’en ai fait ma devise.

Que son âme repose en paix.

mercredi 9 octobre 2013

Ma participation au CREF (Caribbean renewable Energy Forum) à Aruba du 9 au 12/10/13

CREF 2013Juste deux mots pour attirer votre attention sur un évènement majeur dans la Caraïbe auquel je vais participer à compter d'aujourd'hui 9/10, à Aruba: the CREF (Caribbean Renewable Energy Forum). De nombreux dirigeants politiques de la Caraïbe et d'Amérique latine y participent, de même que des chefs d'entreprises multinationales et caribéennes. Le grand public local ne semble pas conscient de l’acuité, toute particulière pour nos îles, de la problématique énergétique et climatique. Mais les écologistes en ont pris conscience depuis tantôt.

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lundi 7 octobre 2013

Posons les armes citoyens

Jeunesse GuadeloupéenneComme je l’avais annoncé, il y a trois semaines, j’ai décidé de m’impliquer dans la mobilisation générale contre la violence qui sévit dans notre Région, non pas seulement en appelant les autorités nationales à nous envoyer plus de gendarmes, mais en essayant de susciter localement une prise de conscience citoyenne de la part de la jeunesse.

Une jeunesse désabusée et égarée, sans repère et sans horizon, fabriquée par la société de consommation qui suscite toujours plus de désir et le chômage qui ne provoque que frustration. Une jeunesse laissée pour compte, au nom du clientélisme politique, au motif qu’elle ne vote pas et que, par conséquent, elle ne compte pas.

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dimanche 22 septembre 2013

Contrevérité d'Eric DOMICHARD, débauché par l'équipe "BANGOU-BREDENT"

Harry Durimel - aux européennesDepuis que nous avons annoncé notre décision de constituer une équipe pour participer aux prochaines élections municipales, le « mercato » est ouvert et le Maire héritier, Jacques BANGOU, et son beau-frère, Georges BREDENT, racolent autant qu’ils le peuvent, dans les rangs d’OXYGENE (OPAP) et de nos sympathisants, n’hésitant pas à me calomnier pour atteindre leur fin.

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jeudi 19 septembre 2013

Halte à la campagne électorale aux frais des contribuables pointois

Maire Héritier - La fée de Pointe-à-PitreDepuis quelques mois, la population de Pointe-à-Pitre est frappée par la multiplication des évènements artistiques, culturels, sportifs, des shows économico-médiatiques, des hommages et inaugurations en tout genre, montrant le passé et le futur de la ville, sans trop s’attarder sur le présent qui, comme on le sait tous, est des plus déprimant.

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vendredi 12 juillet 2013

OXYGENE : Le journal qui ne manque pas d'air !

Logo OPAPNous avons le plaisir à vous présenter le journal « OXYGÈNE », le journal des Pointois qui ont soif de changement.

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vendredi 5 avril 2013

Les Orientations Budgétaires de Pointe-à-Pitre : NON au misérabilisme !!

Orientation BudgétaireIintervention D’HARRY DURIMEL dans le cadre du CONSEIL MUNICIPAL de 02 avril 2013 consacré au débat sur les orientations budgétaires.

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jeudi 7 mars 2013

L’avenir de l'agriculture Guadeloupéenne, demande d'un débat au Conseil Régional

Mandarine Guadeloupe Il nous paraît urgent que nos collectivités majeures, la Région et le Département, s’emparent de la question et ouvrent de toute urgence un débat sur l’avenir de l’agriculture en Guadeloupe.

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Harry DURIMEL n’est plus Porte parole de CARAIBE ECOLOGIE-LES VERTS (CELV).

Après 15 années d’exercice en qualité de Porte parole du parti Les Verts, devenu Caraïbe Ecologie - Les Verts, je crois avoir donné le meilleur de moi-même, pour faire entendre la voix de l’Ecologie.

Nombreux signes montrent aujourd’hui un affaiblissement certain de la participation politique : les effectifs des partis politiques décroissent et vieillissent, tandis que leurs éventuels succès électoraux sont entachés de l’impact de l’abstention.

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CHLORDECONE, Çà bouge au Pôle Santé du TGI de Paris

CHLORDECONE.jpgMes chers amis,

C'est avec un grand plaisir que je vous adresse le communiqué ci-après, suite à l'ordonnance du 1er février 2013 de désignation d'experts que vient de prononcer la nouvelle juge en charge de cette affaire.

Je ne peux m'empêcher de faire le lien avec la récente lettre ouverte que Louis BOUTRIN de "Martinique Ecologie" et moi même avions adressée à la Garde des Sceaux, Mme Ch. TAUBIRA.

Le combat continue pour la JUSTICE et la VERITE !

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mercredi 6 mars 2013

CONGRES DU 27 Décembre 2012 - MOTION PRESENTEE PAR LES ELUS REGIONAUX DE CARAÏBE ECOLOGIE-LES VERTS (CELV)

Considérant que par délibération votée à l’unanimité le 11 Décembre 2012, l’assemblée plénière du Conseil Régional a fixé comme thème majeur de l’ordre du jour du Congrès du 27/12/12, la présentation du Rapport du Groupe de pilotage, élaboré dans le cadre du projet guadeloupéen de société, à l’exclusion de toute discussion sur l’évolution institutionnelle ;

Considérant que CELV se doit de respecter cette décision démocratique prise souverainement par l’Assemblée plénière régionale à laquelle nos deux élus étaient, l’un présent et l’autre représentée ;

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dimanche 18 novembre 2012

LA FAMILLE CORNBLEET DEMANDE A L'AVOCAT GUADELOUPEEN, MAITRE H. DURIMEL, DE L'ASSISTER DEVANT LA COUR D'ASSISES D'APPEL DE PARIS

Monsieur Hans PETERSON a cru devoir interjeter appel du verdict de la Cour d’Assises de la Guadeloupe, prononcé le 25 Novembre 2011, en ces termes :

La Cour et les jurés, après avoir délibéré :

Déclarent PETERSON Hans Rudolph coupable du crime de Assassinat précédé, suivi ou accompagné d’acte de torture et de barbarie ;

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samedi 3 novembre 2012

Rendez-vous.

Bonsoir à tous, j'espère que vous allez bien! Ce lundi, je serais face à la Presse pour le rendez-vous politique du lundi sur RCI. Je remercie à l'avance toutes celles et ceux qui seront à l'écoute! Bonne soirée et à bientôt!

vendredi 2 novembre 2012

En hommage à Stéphane HESSEL

hessel-harry Je suis très honoré par cette photo qui fait partie d'une série que je possède, prises à l'occasion de l'ouverture à Paris de la campagne des élections européennes de 2009, au terme desquelles j'avais fait un excellent score . Stéphane HESSEL m'a fait forte impression sur la vivacité et l'ouverture d'esprit de cette octogénaire, qui a déjà pourtant mené tant de combats. Il est l'auteur d'un ouvrage intitulé "INDIGNEZ VOUS" ou il invite les citoyens à s'investir pour les causes qui touche à la cohésion sociale, la lutte contre les discriminations, les pollution. Il est, à son âge, au soutien plus que symbolique de tous les engagements qui recueillent son adhésion. Stéphane Frédéric Hessel, né le 20 octobre 1917 à Berlin, est un diplomate, ambassadeur, résistant, écrivain et militant politique français.

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